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Troisièmes Journées des Responsables des
Chaires UNESCO
et Instituts d’Afrique de l’Ouest et du
Centre travaillant dans le domaine
des Droits Humains, la Démocratie et une
Culture de la Paix
SUR LE THEME :
CONSOLIDATION DE LA DEMOCRATIE
ET DES DROITS ECONOMIQUES, SOCIAUX ET CULTURELS EN AFRIQUE
ET
SUIVI DES DISCUSSIONS RELATIVE A LA
MISE EN PLACE D’UN
RESEAU ELECTRONIQUE DE CHAIRES ET
INSTITUTS TRAVAILLANT SUR LES DROITS HUMAINS, L’EGALITE DES FEMMES, LA
DEMOCRATIE ET UNE CULTURE DE LA PAIX
PREMIER
DRAFT
DE
RAPPORT
GENERAL PROVISOIRE
Libreville, Gabon, du 21 au 28 février 2005
SOMMAIRE
Cérémonie d’ouverture
I. Introduction :
Objectifs et Thèmes de la rencontre
II : Repenser les
théories et pratiques de la démocratie : les démocraties inachevées
III : Démocratie,
droits économiques, sociaux, culturels et globalisation en Afrique
IV : L’utilisation des nouvelles technologies d’information dans
la recherche et l’enseignement universitaire et le Réseau Régional
Electronique des Chaires et Instituts travaillant sur les Droits Humains,
l’Egalité des Femmes, la Démocratie et une Culture de la Paix en Afrique
Subsaharienne
V : Le contexte normatif : instruments et mécanismes
internationaux, régionaux et nationaux pour la mise en oeuvre des droits
économiques, sociaux et culturels
VI : La prise en compte et mise en œuvre des droits économiques,
sociaux, culturels dans le processus de consolidation de la démocratie
VII : Perspectives de
genre dans le processus de démocratisation
VIII : Défis pour la mise en œuvre des droits économiques,
sociaux, culturels dans des situations de crise et post-conflit
IX : Démocratie locale, citoyenneté et
droits économiques, sociaux et culturels
X : Contribution des universités et
des institutions de recherche dans l’investigation, la surveillance et la
mise en œuvre des droits économiques, sociaux et culturels ; coopération
avec d’autres partenaires ; et priorités pour la recherche et le
plaidoyer sur les droits humains en Afrique
XI : Echanges d’informations sur les
programmes de recherche et d’enseignement des chaires, et coopération
régionale
XII : Nouvelles technologies
d’information et de communication et le Réseau Electronique des Chaires
UNESCO et d’autres Instituts travaillant sur les Droits Humains, l’Egalité
des Femmes, la Démocratie et une Culture de la Paix : modalités, thèmes
de recherche, travail collaboratif et possibilités de coopération pour
l’enseignement de troisième cycle
XIII. Débats et propositions des Groupes de
Travail
XIV.
Conclusions et Recommandations
XV.
Cérémonie de clôture
XVI. Motion de
remerciements
XVII.
Programme de la réunion
XVIII.
L’argumentaire de la réunion
XIX.
Liste des participants
I. Introduction
Libreville a accueilli, du 21
au 28 février 2005, les Troisièmes Journées des Responsables des Chaires
UNESCO et Instituts d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de Madagascar
travaillant dans le domaine des Droits Humains, la Démocratie et une Culture
de la Paix. A côté des discussions sur le thème de la consolidation de la
démocratie et des droits économiques et sociaux et culturels en Afrique,
étaient suivies de discussions en vue de la mise en place d’un réseau
électronique des Chaires et Instituts travaillant sur les droits humains,
l’égalité des femmes, la démocratie et une culture de la paix.
Après le Bénin en 2001 et 2003,
ces troisièmes journées organisées au Gabon, ont été l’occasion de marquer
l’arrivée d’une nouvelle Chaire, au sein du réseau, avec la création à l’Université
Omar Bongo, de la Chaire Développement Social et Démocratie.
La cérémonie d’ouverture qui a
eu lieu en présence de participants venus de quatorze pays d’Afrique et
d’Europe, des universités et des organisations internationales a été marquée
par quatre allocutions.
Après le mot de bienvenue de
Mr. Guy Serge Bignoumba, Doyen de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines
de l’Université Omar Bongo, parlant au nom du Recteur, Son Excellence Makhily
Gassama, Représentant sous régional de l’UNESCO à Libreville s’est réjoui
dans son discours, de la multiplication des initiatives prises par les
spécialistes des Sciences Sociales et humaines et du soutien qu’ils reçoivent
de la part des Organisations Internationales. Face aux incertitudes liées à
la mondialisation et à la globalisation, il a formulé ses attentes à l’égard
de ces sciences, au double titre de la recherche fondamentale et de la
recherche appliquée. Evoquant les questions majeures de société, qui sont
autant de défis pour les scientifiques, Mr. Makhily Gassama a conclu en
soulignant que chaque société pourra, pour s’épanouir embrasser les
valeurs universelles et valoriser les éléments qui les ont conservé depuis
des temps.
Prenant à son tour la parole,
le Pr. Nze Nguema, Directeur de la Chaire UNESCO Développement Social et
Démocratie, Université Omar Bongo a salué l’opportunité de cette rencontre
des Chaires, tant elle coïncide avec l’aboutissement du long processus ayant
conduit à la naissance de la Chaire. Il a ensuite passé en revue respectivement
les objectifs de la Chaire et les champs d’enseignement et de recherche
correspondants.
Dans son discours, Mme Carrie
Marias, Conseillère Régionale pour les Sciences Sociales et Humaines, Bureau
de l’UNESCO de Dakar, a situé le
contexte dans lequel s’inscrit cette troisième édition des journées des
Chaires UNESCO. Les Chaires UNESCO a-t-elle dit, visent l’excellence et sont
multidisciplinaires dans leurs approches. Plus que jamais l’Afrique a besoin
de renforcer ses ressources humaines et de former des cadres de haut niveau
capable de porter des solutions des réalités complexes. Les Chaires peuvent y
apporter une contribution.
Son Excellence Mr. Vincent Moulengui Boukosso, Ministre chargé de
l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation
technologique de la République du Gabon a pris la parole en précisant que la
réunion actuelle paraît prometteuse car repenser la théorie et les pratiques
de la démocratie à travers les droits de la personne humaine est un défi colossal
dont l’aboutissement positif ne pourrait que concourir au développement de
l’Afrique.
II : Repenser les théories et pratiques de la démocratie : les
démocraties inachevées
Présentations
par :
- Dr Victor Topano, Chaire UNESCO de Cotonou : Présentation du
Rapport général de la deuxième réunion qui s’était tenue à Cotonou, Bénin.
- Prof. Fidèle Nzé-Nguema, Directeur de la Chaire UNESCO sur
le Développement Social et la Démocratie, Université d’Omar Bongo sur la
« Consolidation de la démocratie, des droits économiques, sociaux et
culturels en Afrique »
Depuis la clôture de la dernière réunion à Cotonou, la démocratie
continue de se débattre avec des obstacles de nature institutionnelle,
économiques, sociologiques et culturels. L’avènement d’une idéologie néo
libérale du rôle de l’Etat amène ce dernier à abandonner ses missions
déduites de l’Etat providence. Ce qui marque un coup de ralentissement d’un
développement ascensionnel des droits de l’homme.
A ces obstacles internes parfois intrinsèques à la nature même de
l’homme et de la femme Africain (e) s’ajoutent les exigences et les
pesanteurs de la globalisation des actions et des relations.
Débat :
L’inachèvement de la majorité des démocraties tient au fait que la
recherche de la meilleure adaptation
de l’idée de démocratie en Afrique se poursuit. Parfois, le constat d’un
confinement des sociétés africaines à leur société traditionnelle n’aide pas
du tout à la promotion de la démocratie.
La meilleure solution serait de pouvoir disposer d’un référentiel
d’indicateurs qui permettrait d’évaluer l’avancée et l’appropriation des
composantes de la démocratie.
III : Démocratie,
droits économiques, sociaux, culturels et globalisation en Afrique
Présentations par :
Dr. Charles Kabeya Muase, Institut des Droits de l’Homme, Université
Catholique de Lyon sur la globalisation en Afrique
La globalisation est un
phénomène qui touche tous les Etats au Nord comme au Sud. La souveraineté des
Etats est devenue problématique. En effet, cette globalisation à dominante
financière et économique amenuise les
charges des Etats nécessaires au bien être des populations. Les Etats
du Nord s’en sortent un peu mieux que du Sud qui croulent sous le poids de
leur dette internationales et aux autres conditionnalités.
Plus cette globalisation prend
de l’ampleur, plus on distingue ses caractéristiques essentielles. Son
attitude par rapport aux droits économiques, sociaux et culturels laisse
percevoir un déni de ces mêmes droits.
La centralité du principe de « bonne gouvernance »
basée sur la représentativité du gouvernement, la participation, la rigueur
budgétaire perturbe la dynamique de la
mise en œuvre réelle et vérifiable des droits économiques, sociaux et
culturels selon l’identité culturelle et les besoins des populations. Cette
globalisation peine à reconnaître le
droit au développement.
Débat :
La promotion et l’appropriation des droits fondamentaux diminuent
d’intensité par le simple fait que l’Etat lui-même se voit l’obligation de
changer de fusil d’épaule si tant est qu’il ait auparavant comme
préoccupation lesdites promotion et protection des droits humains. Dans le
cas contraire, le constat des violations des droits ne peut que s’amplifier.
L’Afrique se doit de retrouver rapidement dans le sillage de ses
sagesses traditionnelles un procédé de mise en solidarité de la société pour
éviter la naissance de nouvelles fractures sociales ou tout simplement
l’aggravation des fractures actuelles.
A travers l’exemple des Pygmées du Congo (RDC), la vraie question semble
se focaliser sur l’humanisation de la globalisation. Ce qui suppose une
révision d’au moins trois états de faits, à savoir : les rapports entre
Etats, les rapports entre l’Etat et sa population et les rapports de l’idée
de démocratie et les lois et règlements afférents aux droits fondamentaux de
la personne humaine et des peuples étant entendu que la gouvernance (bonne ou
mauvaise) s’apprécie en fonction des procédés utilisés pour l’élaboration,
l’application et la mise en œuvre des dispositions ainsi qu’au suivi évaluation et la sanction ou le contrôle
d’application desdites dispositions.
L’Afrique semble avoir un gros défaut, à savoir : une sagacité et
une habilité au dessus de la moyenne mais une capacité de proposition de
solution pragmatique et une capacité d’action et construction très limitées.
IV : L’utilisation des nouvelles technologies d’information dans
la recherche et l’enseignement universitaire et le Réseau Régional Electronique des Chaires et Instituts travaillant sur
les Droits Humains, l’Egalité des Femmes, la Démocratie et une Culture de la
Paix en Afrique Subsaharienne
Présentations par
- Mr. Richard Aubry,
Responsable du Campus Numérique de l’AUF à Libreville
- Mr. Vincent Tiberghien,
Campus Numérique, Bureau Régional de l’AUF Afrique de l’Ouest
L’invitation des Chaires UNESCO d’Afrique et de Madagascar se fonde sur
le fait que les Technologies Nouvelles de l’Information et de la
Communication peuvent apporter beaucoup à la collaboration des Chaires et à
la mise en commun d’un fond commun documentaire par exemple.
En effet, un Campus numérique a quatre fonctions :
- la communication à travers un cyber espace
- l’information scientifique et technique
- la formation (à distance ou
encore en appui à la formation présentielle initiale ou continue)
- la production
Actuellement, toute la partie de l’Afrique de l’ouest est couverte par
le campus numérique de l’Association des Universités Francophones.
Pour installer un campus numérique, il faudrait remplir deux catégories
de conditions : d’une part, les conditions techniques (Ressources
humaines : animateur et ingénieur administrateur de système, un logiciel
libre tel que linux par exemple, etc…) et, d’autre part, un modèle de gestion
qui définira surtout les moyens d’amortissement et de maintenance des
matériels, les cibles payants et autres.
De telle structure permet de faire des publications scientifiques par
le biais d’un outil de publication individuel ou d’un outil de travail
collaboratif.
Mme Carrie Marias, Conseillère
Régionale pour les Sciences Sociales, UNESCO Dakar, a informé les
participants de la construction du site web
pour le Réseau Electronique des Chaires UNESCO travaillant dans les
domaines des droits humains, l’égalité des femmes, la démocratie, et une
culture de la paix en Afrique Subsaharienne. Ce réseau donne la possibilité
de publier des articles et la recherche, comprend une bibliothèque
électronique et un forum de travail collaboratif. Le Réseau vise a encourager
et renforcer le travail régional de recherche et d’enseignement
multidisciplinaire des Chaires et instituts de recherche. D’ailleurs le
Secteur des Sciences Sociales et Humaines de l’UNESCO a un programme de
recherche sur l’impact des nouvelles technologies sur les relations sociales
et les modes de production de la connaissance. Des recherches ont aussi porte
sur le cyberspace et les droits humains.
Mr. Firmin Matoko confirme que l’utilisation
des NTIC en Afrique est éloquente. En
plus, la maîtrise des processus de conception, de production et de gestion de
ces outils ne semble plus constituer un mystère pour l’homme.
L’introduction et l’utilisation des NTIC à des
fins éducatives induit inévitablement de nouvelles approches et pratiques
pédagogiques que l’enseignant ne peut éluder. La problématique de
l’enseignement des droits humains réside dans la difficulté d’organiser
l’enseignement des droits humains au même titre que les matières
traditionnellement consacrées telles que les mathématiques, la géographie ou
même le dessin.
Un autre problème est celui de trouver
l’équilibre entre la théorie et la pratique, car l’enseignant qui dispense ce
type de cours est tenu de mettre en pratique ces notions par l’exemple.
L’UNESCO apporte une première réponse à travers les Chaires UNESCO établies
partout dans le monde depuis plus d’une dizaine d’années dont le but est de
faciliter l’enseignement et la
recherche dans les domaines clés du développement. Une deuxième réponse
proposée par l’UNESCO est la mise en place du Réseau électronique des
Chaires.
Le réseautage permet donc de mettre en ligne des
informations, de les partager, de se les approprier, sans coût supplémentaire
pour le chercheur.
Au cours de leur présentation,
Mr. Tiberghien de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) et Mr. Bahani
Agalheir de l’UNESCO ont présenté leur contribution au projet « mise en
place d’un réseau électronique pour les chaires » par la mise en place
d’un site Internet pour la publication des travaux des chaires sur le web.
Leur intervention fut divisée en deux parties, premièrement l’exposé du
contexte du projet, puis une démonstration du site et de son fonctionnement
(ce site comportant en fait un outil de gestion de contenu web).
M Aubry de l’AUF Libreville a
présenté les différentes formes d’actions mises à disposition des universités
par les campus numériques francophones de l’AUF en appui aux chercheurs et
étudiants des universités, à savoir l’accès à des outils de recherche
documentaire, la formation dans le domaine des NTIC, l’allocation de bourses
de mobilité et la formation à distance.
Débat :
La possibilité d’utiliser ces technologies nouvelles soulève un certain
nombre de questions et d’espoir qui semble avoir trouvé réponses et
confirmation lors des séances d’information et de formation « pratique »
sur les possibilités offertes par de tels matériels.
V : Le contexte
normatif : instruments et mécanismes internationaux, régionaux et
nationaux pour la mise en oeuvre des droits économiques, sociaux et culturels
Présentations
par :
- le Prof.
Fidèle Mengue, Directeur du CERIP, Université Omar Bongo, Président du Comite
de Réseau Droits Fondamentaux de l’Agence Universitaire de la Francophonie,
sur le contexte normatif international
- le Dr.
Victor Toponou, Directeur Scientifique, Chaire sur le Droit de la Personne et
de la Démocratie, Université d’Abomey-Calavi, Bénin, sur les instruments et
mécanismes régionaux et nationaux des droits économiques, sociaux et
culturels
- le Prof. Mamadou Badji, Vice Doyen, Faculté de Droit et des Sciences Juridiques, Université de
Cheikh Anta Diop sur le droit à la santé, le cas du Sénégal
Les exposants ont rappelé les
textes fondamentaux relatifs à leur thème respectif. L’on souligne que les
normes internationales (la constitution de l’OIT, la Déclaration universelle
des droits de l’Homme par ex.) même si elles n’ont pas dès leur origine un
caractère obligatoire, ont une force morale.
Leur opposabilité à l’Etat et
leur exigibilité à qui de droit dépendent du fait qu’elles ont été intégrées
ou pas dans l’ordre juridique interne de chaque Etat.
Au niveau régional, la Charte
Africaine des droits de l’Homme et des Peuples reste l’instrument essentiel à
laquelle s’ajoutent des instruments spécifiques tels que la convention
relative aux réfugiés, celle sur les droits et le bien être de l’enfant. Leur
promotion et protection relèvent de la compétence de la Commission créée en
vertu de l’article 30 de la Charte Africaine.
Au niveau national, tel le cas
du Bénin (présenté par Mr Victor Topano) ou le cas du Sénégal (présenté par
Mr Badji) par exemples, le cadre normatif est constitué par la Constitution
et les lois relatives aux divers droits énoncés par les dispositions
constitutionnelles. Certes l’état actuel de l’implémentation des droits
économiques, sociaux et culturels ne satisfait pas les demandes existantes
mais, en revanche, les améliorations par touche et par sous secteurs semblent
indéniables.
Débat :
La mise en œuvre s’articule autour de deux postulats : d’une part,
il y a des droits qui sont immédiatement exigibles et, d’autre part, il y a
des droits dont l’exigibilité reste fonction du niveau de développement de la
société considérée.
La question de droit de propriété intellectuelle a été posée pour ceux
qui feront une publication électronique. La réponse semble se trouvée du côté
de négociation, de partenariat
et de contrat.
VI : La prise en compte et mise en œuvre des droits économiques, sociaux, culturels dans le
processus de consolidation de la démocratie
Présentations par:
Mr. Stephen Ilundu,
Coordinateur Programme d’Intégration et de Développement du Peuple
Pygmée au Kivu, République Démocratique du Congo
La présentation concerne essentiellement les difficultés dans le vécu
du peuple Pygmée de la République Démocratique du Congo (les stéréotypes
négatifs, la ségrégation, le déni des droits).
Il s’agit d’un plaidoyer et d’un appel à contribution
pour réfléchir et agir sur la nécessaire émancipation des Pygmées.
Le présentateur a, par la suite,
présenté l’association qui a pris en charge la question d’intégration du
Peuple Pygmée ainsi que le programme afférent :
Le PIDP-KIVU asbl, dénommé
« Programme d’Intégration et de Développement du Peuple Pygmée au
Kivu » RDC est une organisation de développement et des droits humains
qui travaille sur trois provinces de l’ex-Kivu (Nord Kivu, Sud Kivu et
Marniema).
Il a été créé en 1991 avec
comme objectif de promouvoir les conditions de vie des peuples autochtones
pygmées à travers les divers secteurs de la vie : Education par la
scolarisation et l’alphabétisation, l’amélioration de l’habitat, la santé,
les droits de l’homme, la protection de l’environnement, la promotion de la
culture et l’artisanat, l’alimentation, etc..
Les pygmées sont en effet,
reconnus comme peuples autochtones d’Afrique Equatoriale et Centrale ;
ils sont présents dans neuf pays d’Afrique : la RCA, le Cameroun, le
Gabon, le Congo Brazzaville, le Rwanda, le Burundi, la Guinée Equatoriale,
l’Ouaganda et la RD Congo.
Certaines définitions des
pygmées se basent sur des critères d’antériorité sur le territoire, l’auto
identification des pygmées eux-mêmes, le maintien de leurs cultures, la mode
de vie, etc.
Les peuples autochtones Batwa
de la région des Grands Lacs n’aiment pas ce terme car ils ne l’entendent que
dans le contexte d’insultes et de dénigrement de la part de leurs voisins à
cause du sens péjoratif qui y est appliqué.
Les Batwa pygmées sont
confrontés à des multiples problèmes parmi lesquels nous pouvons citer :
Débat :
Les intervenants ont fait remarquer que le Peuple Pygmée s’est
éparpillé un peu partout en Afrique et à Madagascar.
La grande question en ce domaine est de trouver, à partir des études
comparatives, la solution pour « casser » le silence des autorités
de chaque Etat. Pour ce faire, une campagne de sensibilisation à grande
échelle semble inévitable aussi bien pour les Etats que pour les sociétés
civiles en passant par une la population Pygmée elle-même.
VII : Perspectives de
genre dans le processus de démocratisation
Présentations par:
- Dr. Isatou Touray, Directrice, Management Development Institute et
Coordinatrice de Genre et Development, Gambie
- Mlle Michèle Koundouno, Directrice de la Chaire Genre, Femmes et
Développement,
- Mr. Augustin Gnimassou, Membre de la Chaire et enseignant au Département
de Sociologie, Université de Conakry
This
paper was prepared by Doctor Isatou Touray who started by discussing the
elements of democracy and its gender dimension from a feminist perspective
and how it can be reconstructed to reflect women as critical actors in the
democratisation process in Africa. She looked at the classical definitions of
democracy and the various implications these have from a gender analytical
point of view.
It then
looks at the definitions and the other aspects of governance that go along
with the democratization process and the gendered participation and the
factors that affect or impede chances for women and men to be effectively
part of the democratization process in Africa and in particular West Africa.
The
paper argued that democracy in African is seen through three prisms namely,
- Perspectives of
Representative democracy:
measured from the perspective of representativeness, in which the
state is perceived to be governed by, representatives of people at
large.
- People must have a choice
which involves real competition between those who would seek political
office.
- The choice is made manifest
by the existence of competing political parties which will put forward
their candidates and policies or manifestoes or otherwise, of the
electorate (Wiseman 1990).
- The entire adult population
of a country/state must participate (universal adult suffrage) if
democracy is to exist.
2.
The other premise of Democracy in Africa is based on the notion of Decentralization, which implies local
participation at the District and Local government levels where communities
will have a say in the various structures of governance. It is assumed that
when responsibility is devolved at this level, democracy is at play.
3.
The Rule of Law, It is assumed
that with commitment to the rule of law the fundamental rights of the
citizenry will be promoted and protected by the state and its responsible
bodies.
Freedom of Speech, where people are allowed to
express their opinions on how they are governed, and to contribute to discussion over how
things should be.
Thus
democracy can be understood as an ideology, a concept or a theory, a mode of
decision-making about collectively binding rules and policies over which the
people exercise control, and the most democratic arrangement is that where
all members of the collective enjoy effective equal rights to take part in
such decision making directly-one that is to say, which realizes to the
greatest conceivable degree the principles of popular control and equality in
it’s exercise’. And Feminist scholars have posited that democracy in a class
society is an ideological weapon that serves the interest of the dominant
class, that the dominated classes have, through history been subjected to
varying degrees of exploitation and oppression (Nzomo, 19- :139).
It
observed that in all the democracies there is unequal gender representation
and men tend to dominate in all the structures of democracy and governance.
Factors that influence this are sometimes related to culture and religious
misinterpretations have been vehicles to marginalize women in participating
in the democratization Process.
Several other factors also affect the gender dimensions of the
democratization process, such as class, ethnicity, sex, and social or
The
paper analysed the performance of our states regarding the implementation of
instruments promoting the rights of women namely;
- CEDAW,
- The Beijing Platform for
Action,
- ICPD
- National Constitutions
- The African Protocol on Human
and People’s Rights on the Rights of Women in Africa, and provided some
recommendations as follows;
Débat :
Il ressort des débats que les
africains ne doivent pas aborder la question du genre sous l’optique
occidentale. Il est souhaitable que le développement d’un certain nombre
d’actions concrètes en matière de santé de la reproduction doivent être
entreprises.
En tout état de cause, la femme
et les enfants de sexe féminin ont besoin d’un grand effort de déblayage des
pesanteurs socio culturelles qui limitent leurs droits et libertés. Une
meilleure coordination des actions des ONG, de l’Etat, et des divers projets
concourra à atteindre ce but.
VIII : Défis pour la mise en œuvre des droits économiques, sociaux, culturels dans des
situations de crise et post-conflit
Présentations par :
- Prof. Assindie Mungala, Titulaire de la Chaire pour une Culture de la
Paix, le Règlement des Conflits, les Droits Humains, la Démocratie et la
Bonne Gouvernance, Université de Kinshasa
- Prof. Juvenal Ngorwanubusa, Titulaire de la Chaire Education a la
Paix et a la Résolution pacifique des Conflits, Université de Burundi
- Dr Ernest Beele,
Deputy Vice Chancellor for Dag Hammarskjold, UNESCO, Chair for Peace;
- Pr Jean Lucien Kitima K. Administrateur et chef de département a.i.
Prévention et résolution des conflits, Chaire UNESCO, Afrique Centrale et
SADC.
Le droit à l’identité ne peut plus être ignoré. Il semble fondamental
de définir les défis à relever et ils sont nombreux. Par la suite, il faut
gérer ces défis. La gestion des conflits dans le respect du contexte culturel
social et économique.
Pour rendre effectifs les DESC,
il faut que la communauté internationale prenne ses responsabilités et non
pas se contenter du superficiel (ex : le PNUD, les ONG). Elles devraient
pourtant être présentes sur le terrain.
La coopération entre les ONG
nationales ou internationales et l’Etat devrait être plus pertinente et mieux
agencée.
L’expérience zambienne montre
l’importance et la place des diverses formations en gestion de situation post
conflit.
Débat :
La question de la nécessité d’un
référentiel d’indicateurs pour évaluer l’état d’avancement des démocraties a
été une fois de plus posée.
En tous les cas, les sociétés africaines
devraient aller au-delà du symbolisme : il y a lieu de trouver les voies
et moyens de la faire vivre par tous dans le quotidien.
IX :
Démocratie locale, citoyenneté et droits économiques, sociaux et
culturels
Présentations
par :
- Dr. Anaclé Bissielot, Chef, Département de
Sociologie, Membre de la Chaire sur le Développement Social et Démocratie,
Université Omar Bongo
- Mr. Fode
Cissé, Titulaire de la Chaire UNESCO
pour la Paix, la Démocratie et les Droits de l’Homme, Université de
Conakry
L’exemple
gabonais montre que la décentralisation n’a pas connu une mise en œuvre
facile, en partie pour des raisons qui tiennent aux enjeux inhérents à
son mécanisme. En effet, plusieurs
facteurs se sont conjugués à tel point que les efforts se sont dispersés.
Dans ce
contexte, la décentralisation n’a pas toujours donné les résultats que l’on
attendu d’elle.
Dans le détail du mécanisme
c'est-à-dire dans les rapports entre conseils et exécutifs locaux, l’on pose
le problème de la libre administration des collectivités locales. Du point de
vue strictement constitutionnel, la libre administration est le propre des
conseils locaux. Mais dans les faits, les choses se passent autrement.
Que le maire soit nommé ou élu, il
demeure toujours incontournable, d’autant que le pouvoir local relève plus de l’exécutif que du conseil.
Il existe cependant, des pays qui
tentent d’affirmer la primauté de l’organe délibérant sur l’exécutif dans la gestion locale
Au demeurant, on peut retenir que si
l’exercice de la démocratie représentative est effectif en Afrique, la
démocratie participative n’est pas encore devenue une réalité. Or la
démocratie locale c’est aussi et surtout la démocratie participative. Seule
la participation populaire au niveau local, inspire la citoyenneté et le
respect des droits.
Débat :
La coïncidence
d’une part de la volonté de réduire la distance entre l’Etat africain
et ses citoyens et d’autre part la
vague de démocratisations des années 90 était porteuse d’un espoir de
l’établissent de relations de proximité entre les gouvernants et les
gouvernés.
Cette proximité allait permettre au gouvernants de bien
saisir les besoins des populations et permettre à celle-ci de participer
davantage aux décisions les concernant
Quelques progrès ont été d’ailleurs enregistrés dans
différents pays africains
Mais, on
observe des contraintes qui
pèsent sur ce processus. On est droit de s’interroger si les Etats africains ne décentralisent pas
réellement les pans de leurs administrations qui posent le plus des
problèmes ?
En effet, on
remarque que les fonctions que l’on décentralise ainsi sont celles qui
exigent des budgets importants, et l’acquisition d’une nouvelle compétence
pour les collectivités locales ce qui signifie aussi investir dans la
formation du personnel afin de pouvoir bien gérer cette fonction.
D’autre part et c’est ce qui mérite davantage d’attention
c’est que les fonctions de l’Etat que rétrocède aux collectivités locales ou
territoriales sont celles mêmes qui touchent plus aux droits économiques,sociaux et culturels.
L’on peut regretter
que la place accordée à la société civile ne permette pas à cette dernière d’avoir un rôle actif
surtout en cette période de consolidation de la démocratie. Cet
état de chose ne favorise pas l’émergence d’une citoyenneté locale responsable.
Cette décentralisation s’accompagne aussi d’un
redéploiement des hommes politiques du niveau national qui se repositionnent
ainsi aux niveaux locaux, ce qui
produit l’inverse de l’effet escompté.
La coopération décentralisée avec les collectivités territoriales des pays du nord semble aujourd’hui ne portait que sur des projets de
développement sans grande pertinence par aux questions réelles des
populations vulnérables. Il est urgent d’encourager et d’appuyer les
populations dans leur effort de quête de participation au développement.
La question
de la nécessité d’outils méthodologique et financier se pose également dans
le présent thème. Encore faut- il que soit défini le type de pédagogie à
retenir pour lever le blocage culturel qui semble être à l’origine et
d’apprentissage de la décentralisation et de la démocratie locale.
X : Contribution des universités et des institutions de recherche dans
l’investigation, la surveillance et la mise en œuvre des droits économiques,
sociaux et culturels ; coopération avec d’autres partenaires ; et
priorités pour la recherche et le plaidoyer sur les droits humains en Afrique
- Prof. Jean Rakotoarison, Titulaire de la Chaire UNESCO pour la Paix,
la Démocratie et le Développement, Faculté de Droit, Université de
Fianarantsoa, Madagascar
- Dr.
Norman Taku, Directeur Adjoint, Centre pour les Etudes sur les Droits
Humains, Université de Pretoria
- Mr.
Patrice Vahard, Conseiller à l’Union Africaine. sur les Droits de l’Homme,
Bureau Régional du Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme à
Addis Ababa
- Mr. Firmin Matoko, Directeur du Bureau de l’UNESCO Bamako
Le Prof.
Jean Rakotoarison a souligné que la recherche en droit de la personne humaine
peut s’effectuer selon l’approche formelle du droit et aussi selon l’approche
substantielle du droit. Dans cette dernière, les analyses fondées ou tournant
autour du pouvoir permettent d’ouvrir des champs innombrables. Il serait
également dans l’une ou l’autre approche fondamentale d’effectuer de manière
comparative des recherches selon la méthode Action/Recherche/Développement
(A.R.D. process). Cette méthode permettrait aux Chaires UNESCO d’Afrique de
ne pas se contenter d’érédutions et de rhétoriques académiques mais de
contribuer, par les actions qu’elles dégagent de celles-ci, à l’exécution
pratique des recommandations, des solutions à des cas réels (identiques,
similaires ou apparemment semblable) constatés, avec l’aide et la
participation des acteurs, à la fois dans deux au moins des Pays
d’implantation de chaque Chaire. Ce qui implique, au bout du processus de la
démarche A.R.D. un renforcement de la capacité des acteurs sur terrain de la
promotion et de la protection des droits fondamentaux de la personne humaine
et des Peuples. Les Chaires UNESCO d’Afrique sembleraient, dans cette voie,
gagner en pertinence et en efficacité interne et externe en leur qualité de
structure de formation doctorale.
Mr. Patrice
Vahard a formulé un souhait selon lequel de telles manifestations et les
recherches à venir effectuées sous l’égide des Chaires UNESCO soient l’objet
d’un procédé de suivi évaluation contrôle pour pouvoir apprécier l’évolution
des travaux et , en conséquence, effectuer des plaidoyer auprès des instances
internationales non seulement à la prise en compte des Chaires Africaines
mais surtout pour pouvoir prétendre faire des campagnes de financement de
leurs activités.
Mr. Firmin Matoko, Directeur du
Bureau de l’UNESCO Bamako, dans le sens de cette approche ARD, a saisi
l’occasion de rappeler qu’actuellement un appel à candidature pour des
programmes de petites subventions de recherche en matière d’élimination de la
pauvreté et de renforcement des capacités nationales dans les recherches et
les analyses des politiques dans le cadre des droits de l’homme est ouvert.
Il s’agit d’une opportunité importante pour mettre en œuvre ce que les
Chaires adoptent comme activités d’Action Recherche Développement
Le Dr.
Norman Taku a, quant à lui, fait un exposé sur le Centre Human Rights de
l’Université de Prétoria, ses activités, ses programmes de formation. Le
procès fictif est une illustration de procédé d’information et de formation
fondamentale pour les Chaires UNESCO.
Débat :
Les
partenaires des Chaires UNESCO semblent appuyer également l’offre du Bureau
de l’UNESCO de Bamako. Tout le monde s’accorde à dire que de telles études et
recherches coûtent un peu plus que les ateliers et séminaires mais leurs
résultats s’adressent directement à la société du moins aux acteurs réels de
la situation étudiée et objet des actions programmées.
XI :
Nouvelles technologies d’information et de communication et le Réseau
Electronique des Chaires UNESCO et d’autres Instituts travaillant sur les
Droits Humains, l’Egalité des Femmes, la Démocratie et une Culture de la
Paix : modalités, thèmes de recherche, travail collaboratif et
possibilités de coopération pour l’enseignement de troisième cycle
- Mme Chiku
Mchombu, Centre pour les Droits de l ‘Homme et la Documentation, l’Université de la Namibie
Présentation
du Site Web pour la recherche et l’enseignement sur les droits Humains,
l’égalité des femmes et la démocratie en Afrique australe
-
Professeur Narend Baijnath
Vice
Principal pour la Planification et la Recherche, Université de l’Afrique du
Sud (UNISA). Expériences en recherche et éducation à distance
- Mr.
Laurent Gomis
Conseiller
UTICEF « Utilisation des Technologies de l’Information et de
Communication dans l’Enseignement et la Formation », Coordonnateur,
Centre Multimédia, Ecole Supérieure Polytechnique, Université Cheikh Anta
Diop de Dakar et Mr.
Adourahmane Mbengue
Conseiller
UTICEF « Utilisation des Technologies de l’Information et de
Communication dans l’Enseignement et la Formation »
Chef du pole réflexion et d’animation
pédagogique en sciences de la vie et de la terre Academie de Dakar
(ARCHES)
XII :
Echanges d’informations sur les programmes de recherche et d’enseignement des
chaires, et coopération régionale
12.1.
Dénomination de l’Institution : Chaire UNESCO de Droits de l’Homme
sur le thème « Paix, Démocratie et Développement »
Lieu
d’implantation : Madagascar, Université de Fianarantsoa ;
Date de
création : 1996
Activités :
- Formation de niveau DEA (Master
2), DESS (Master 1) et Doctorat (en co-direction)
- Etudes et Recherches (17
étudiants en cours de formation en DEA et 01 en cours de Thèse)
- Information, Education,
Communication pour le Changement de Comportement par des ateliers grands
publics ou pour des acteurs ciblés.
Partenaires d’Appui:
- UNESCO,
Union Européenne, Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche
Scientifique, Ministère de l’intérieur et de la réforme administrative,
Ministère de la Justice, Université de Paris Val de Marne, Université de
Reims, Université de Fianarantsoa,
- Ambassade
des USA, Ambassade de France et service de coopération et d’action culturelle
de l’Ambassade de France, Représentation Permanente de l’Union Européenne,
Représentation Permanente de Madagascar auprès de l’UNESCO Paris, Ambassade
de Madagascar à Paris,
- Diverses
acteurs de la société civile
Partenaires
en Financement :
- UNESCO,
Union Européenne, Ministère de l’Education Nationale et de la recherche
Scientifique, Université de Fianarantsoa, Faculté de Droit et de Sciences
Sociales de Fianarantsoa, Université de Belgique (CUD)
Partenaires
en Formation
Faculté de
Droit et Sciences Sociales de Fianarantsoa.
Université
catholique de Louvain, Belgique
Université
de Paris Val de Marne, Université de Reims,
Ministère
de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique,
Ministère
de l’intérieur et de la réforme administrative,
Ministère
de la Justice
Barreau de
Madagascar
Liste
des Enseignants Chercheurs
Pr. Pierre Henri Chalvidan
Pr. Jean François Picard
Pr. P. Bourgi
Pr. Weiss
Pr. Jean Rakotoarison
Dr. Christine Hooteer
Dr. P. Goussot
Dr. M. Rasoazananera
Dr. Claire Rasoamalalavao
12.2.
Dénomination de l’Institution : Chaire UNESCO Femmes, Genre,
Sociétés et Développement
Lieu
d’implantation : Conakry,
GUINEE
Adresse
de l’Institution : Université
Gamal Abdel Nasser de Conakry,
BP : 1960 Conakry Guinée
Tel : +224 11332337/ 11586405
Date de
création : 04 juin 2003
Activités :
-Enseignement
-Formation
- Recherche
- Documentation
Partenaires d’Appui:
-UNESCO/ BREDA
-Ministère des Affaires Sociales, de la
Promotion Féminine et de l’Enfance
-Ministère de l’Enseignement Supérieur et
de la Recherche Scientifique
-Université Gamal Abdel Nasser de
Conakry
Partenaires
en Financement :
Aucun pour le moment
Partenaires
en Formation et Recherche
-UNESCO/ BREDA
-Ministère des Affaires Sociales, de la
Promotion Féminine et de l’Enfance
-Ministère de l’Enseignement Supérieur et
de la Recherche Scientifique
-Université Gamal Abdel Nasser de Conakry
Nom du responsable
Michèle Sona KOUNDOUNO, Sociologue,
Spécialiste des questions de genre
Liste
des Enseignants Chercheurs
Michèle
Sona KOUNDOUNO
Augustin
Raymond GNIMASSOU
Hadja
Mariama ARIBOT
Pr Alpha Mamadou DIALLO
Dr Alpha
Amadou Bano BARRY
Dr Djénabou BARRY
Mme Kadiatou Lamarana BAH
M.
Thierno Souleymane BARRY
M. Daouda KOMA
12.3. Dénomination de
l’Institution : Chaire UNESCO pour la Paix, la Démocratie et les
Droits de l’Homme
Lieu
d’implantation : Conakry GUINEE
Adresse
de l’Institution : Université
Gamal Abdel Nasser de Conakry
B.P. 1147
Date de
création : Juin 1999
Activités :-Enseignement
-Formation
- Recherche
- Documentation
Partenaires d’Appui:
-UNESCO/ BREDA
-Ministère de l’Enseignement Supérieur et
de la Recherche Scientifique
-Université Gamal Abdel Nasser de
Conakry
Partenaires
en Financement :
UNESCO/ UNICEF/ PNUD
Partenaires
en Formation et Recherche
-UNESCO/ BREDA
-Ministère de l’Enseignement Supérieur et
de la Recherche Scientifique
-Université Gamal Abdel Nasser de
Conakry
Nom du
responsable : Fodé CISSE
Liste
des Enseignants Chercheurs
Fodé CISSE
Dr Mamadou
Bela BALDE
Oumar SOW
Mohamed Campel CAMARA
M.
Souleymane BARRY
12.4. Dénomination de l’Institution :
Human
Rights and Documentation Center
Faculty of Law University of
NAMIBIA
Lieu
d’implantation : Namibia
Adresse
de l’Institution :
Private Box
13301, Windhoek, Namibia
Date de
création :
1993 :
création du Centre
1995 :
transformation en chaire UNESCO des Droits de l’Homme et de le Démocratie
Activités :
Conférences,
ateliers, centre de documentation, lectures publiques, mise en ligne et
maintenance des sources documentaires du Centre
Partenaires d’Appui:
UNESCO, Office of High Commission
of Human Rights
Partenaires
en Financement :
Finnish Embassy, French Embassy,
American Embassy and UNESCO
Partenaires
en Formation et Recherche
Ministry
of Justice of Namibia, Legal Assistant Center
Nom du
responsable
Mrs Chiku MCHOMBU
Liste
des Enseignants Chercheurs
Pr Manfred
HINZ
Dr Nico HURN
Mrs
Chiku MCHOMBU
12.5. Dénomination de
l’Institution : Management Development Institute
Lieu
d’implantation : The GAMBIA
Adresse
de l’Institution :
PMB
2553, Kanifing, The Gambia, West Africa
Phone : 00 220 4393125/
9813325(mobile)
Date de
création : 1975
Activités :
Training for the Civil Service,
NGOs, Private sector and Para- Statals,
Research, Consultancy, Policy
Analysis and Computer Training and Servicies
Partenaires d’Appui: Government,
UNDP, Private sector…
Partenaires en Financement : Government,
UNDP, Private Sector, SPACO, DFID
Partenaires en Formation et
Recherche : MDI, University of the Gambia, NGOs, Private
Sector
Nom du
responsable : Dr Isatou
TOURAY
Liste
des Enseignants Chercheurs
Mrs Juka
F. JABANG
Dr Sasi NDURE
Dr Isatou
TOURAY
Mr. Habib SALLAH
Mr. Falu NJIE
Mrs Anita Sihle Sibanda
Dr. Saja Taal
Dr. Lamin Sidibeh
Mr. Burama Sagnia
Dr. Katim Touray
12.6. Dénomination de
l’Institution : Institut des droits de l’homme et de la Paix
Lieu
d’implantation : Dakar, Sénégal
Adresse
de l’Institution : Faculté
des sciences juridiques et politiques, Université Cheikh Anta Diop de Dakar,
BP : 5005, Dakar-FANN, Tél (221) 824 95 70
Date de
création : 1983
Activités :
Enseignement, Etudes et
recherches
Partenaires d’Appui:
Université Cheikh Anta Diop de Dakar
Faculté des sciences juridiques et
politiques
Partenaires
en Financement :
Université
Cheikh Anta Diop de Dakar
Faculté des sciences juridiques et
politiques
Partenaires
en Formation et Recherche
Université
Cheikh Anta Diop de Dakar
Faculté des sciences juridiques et
politiques
UNICEF,
PNUD, OMS, UNESCO
Nom des
responsables :
- Pr. Amsatou Sow-Sidibé e.mail : amsa@refer.sn
- Pr. Mamadou Badji e.mail : badjim@ucad.sn
Liste
des Enseignants Chercheurs
Pr. Amsatou Sow-Sidibé
Pr. Mamadou Badji
Pr. Demba
Sy
Pr. Ndiaw
Diouf
Dr. Charles Becker
Dr.
Mactar Kamara
Dr. Saïdou Nourou Tall
Dr. Papa Mamour Sy
Dr. Latif Mbacké
12.7.
Dénomination de l’Institution : Chaire UNESCO en Sciences Sociales,
Développement social et Démocratie
Lieu
d’implantation : Libreville Gabon
Adresse
de l’Institution : Université
Omar Bongo, Boulevard Léon Mba, BP 13.131 Libreville
e-mail : léonpanthera_2001@yahoo.fr
Date de
création : 2000
Activités : Formation doctorale et recherches
Partenaires d’Appui:
- UNESCO,
AUF, Université Omar Bongo, Ministère de l’enseignement supérieur, Ministère
de l’éducation nationale
Partenaires
en Financement :
UNESCO, AUF, Gouvernement Gabonais
Partenaires
en Formation et Recherche
Département
de sociologie, département de droit, département d’économie de l’Université
Omar Bongo, Réseau des Chaires UNESCO d’Afrique, Chaire de l’Université
Laval, Chaire de l’Université de Bordeaux 2, Université Stellenbroch (RSA),
Université Abomey Calavi.
Nom du
responsable
Pr. Fidèle P. Nze- Nguema
Liste
des Enseignants Chercheurs
Pr. Fidèle
Mengue Me Engouang.
Pr. Fidèle P. Nze- Nguema
Pr. Albert Ondo Ossa
Pr. Nkwenzi Mikala
Pr. Marc Louis Ropirvia
Pr. Simon Bekker
Dr. Anaclé Bissielo
Dr. Marcelle Doukaga née Bisso
Dr. Rose Ondo
Dr. Colette Nze- Nguema
Dr. Marcel Bridon
Dr. Flavien Hekella
Dr. Jean Pierre Ndong Owono
Dr. Mesmin Ngoua Nguema
Dr. Joseph Mutandu
Dr. Ekwa Ngui
Dr. Jean Marie Bouyou
12.8.
Dénomination de l’Institution : Institut des Droits de l’Homme de
Lyon
Lieu
d’implantation : Lyon, France
Adresse
de l’Institution : 25, rue
du Plat 69.002 Lyon, France
Date de
création : 1985
Activités :
Enseignement de second et de troisième
cycle
Recherche
Formation professionnalisante
Partenaires d’Appui:
Université Catholique de Lyon
Partenaires
en Financement :
Université Catholique de Lyon
Partenaires
en Formation et Recherche
Université Catholique de Lyon
Institut d’Ethique de Fribourg
Université de Québec Canada
Chaire UNESCO Kinshasa
Réseau des Instituts de Droits de l’Homme
de l’Europe
Nom des
responsables
Laurent Gédéon
Charles Kabeya Muase
Liste
des Enseignants Chercheurs
12.9.
Dénomination de l’Institution : Institut des Technologies de
l’Information et de la Formation
Lieu
d’implantation : Dakar, Sénégal
Adresse
de l’Institution : Agence Intergouvernementale
de la francophonie,
Date de
création :
Activités :
Enseignement à distance
Documentation
Formation
Logiciels libres
Prise en charge d’experts pour des missions
spécialisées de courte durée
Partenaires d’Appui:
Agence Intergouvernementale de la
Francophonie
Fonds francophone des Inforoutes
Partenaires
en Financement :
Fonds francophone des Inforoutes
Nom des
responsables
(Voir : le Directeur de l’I.N.T.F.)
Modalité
d’intervention et de collaboration :
- Pour le développement de l’utilisation
des technologies de l’information et de la communication, faire un projet
selon les règles édictées pour proposer une action (par exemple : une
formation) mettant en relation plusieurs pays du Sud et un ou plusieurs pays
du Nord ;
- Pour l’appui en matière de recherche et
de développement d’énergie solaire et renouvelable, formuler une demande à
l’Agence Inter gouvernementale de la Francophonie, à travers son organisme
subsidiaire, en l’occurrence, l’Institut de l’énergie et de l’environnement
de la Francophonie (Voir : http://www.iepf.org
)
12.10.
Dénomination de l’Institution : Chaire UNESCO pour la Culture de la
Paix, la gestion des conflits, la démocratie, les droits de l’Homme et la
Bonne Gouvernance
Lieu
d’implantation : Kinshasa
Adresse
de l’Institution :
BP 15030 Kinshasa 1 RDC
Fax 243 81 301 67 59
Tél. : 243 89 16 631
E-mail : chaireunescounikin@yahoo.fr
Site
Web: http://I-gagnon.com/Chaire
UNESCO
Date de
création : 2000
Activités :
Enseignement de troisième cycle (Master 2,
DEA, Doctorat)
Recherche, Publication
Formation continue
Partenaires d’Appui:
UNESCO, OIF/AIF/AUF/Ministère de
l’enseignement supérieur, Ministère de la recherche scientifique, Ministère
des droits humains, HCDH,
Partenaires
en Financement :
UNESCO, OIF/AIF/AUF, Ministère de
l’enseignement supérieur, Ministère de la recherche scientifique, Communauté
française de Belgique
Partenaires
en Formation et Recherche
Université
de Kinshasa, Université de Lubumbashi, Université de Bruxelles
Nom des
responsables
Pr. Mungala Assindie
Liste
des Enseignants Chercheurs
Pr. Mungala Assindie
Pr. Labala
Pr. Nkanga
Pr. Mpasi
Pr. Kitima
Pr. Colonel Akele
Pr. Colonel Mpongo
Pr. Paulis
Pr. Okana
Dr. Luboya
Général Mawete Jao Baptista
XIII.
Débats et propositions des Groupes de Travail
Groupe de
travail N° 01
Le groupe a réfléchi autour du
thème « Assurer l’exercice et l’opérationnalisation des Droits
Economiques, Sociaux et Culturels en Afrique »
-
Président :
Victor Topanou
-
Rapporteur :
Stéphan Ilundu
Membres: Kabeya Charles, Papa
Banga Guissé, Ilundu B. Stephan, Nze NGuema Colette, Topanou Victor, Ondo
Rose, Mamadou Badji, Monique Alexis, Augustin Gnimassou
Conformément aux termes de
référence (TDR), les réflexions ont été axées autour de deux points :
1° Approfondir la problématique (contraintes et opportunités)
2° Dégager des axes prioritaires d’enseignement et de
recherche au niveau régional
Concernant le 1er
point, les échanges ont fait ressortir ce qui suit :
I.
Contraintes :
Elles sont
de trois ordres
a)
Economique
-
Réduction de l’assiette des salaires des travailleurs
-
Situation économique qui n’assure pas la satisfaction des
besoins de la population
-
Paupérisation
b)
Social
-
articulation insuffisante du point de vue de la protection
sociale
-
déficit de la connaissance de base
-
méconnaissance des droits par la population
-
analphabétisme
-
marginalisation de certains groupes : femmes,
populations autochtones, enfants et des groupes victimes de discrimination
-
maladies endémiques et épidémiques
-
la religion se présente comme une contrainte à l’exercice de
ces droits : cas du christianisme et de l’islam radicaux
-
déficit d’informations (la société civile, les cadres des
gouvernements, par les cadres universitaires, …)
c)
politique
-
difficile construction de l’Etat de droit dans les pays
-
ignorance des instruments internationaux relatifs aux droits
économiques, sociaux et culturels par les acteurs politiques/structures
étatiques
-
conflits et guerres
-
insuffisance du rapprochement de l’Administration des
administrés
-
pas de décentralisation effective
-
l’Etat n’accorde pas à la femme les moyens de s’épanouir
-
l’Etat se soucie beaucoup plus de la satisfaction des droits
civils et politiques des droits économiques, sociaux et culturels.
d)
Opportunités
-
Les structures sous régionales sont plus avancées dans
l’intégration économique et appuient les structures nationales
-
Le développement est basé sur la réalisation des droits
économiques, sociaux et culturels
-
La question est déjà inscrite au niveau de l’agenda
international
-
L’émergence du travail de la société civile est importante
et mérite un appui
-
Au niveau national, il y a déjà une volonté de la prise en
compte de ces problèmes
II.
Axes prioritaires
d’enseignement et de recherche au niveau régional
Nous
distinguons deux niveaux :
a)
Au niveau africain
-
L’approche pluridisciplinaire des droits économiques,
sociaux et culturels (sciences sociales, technologies…)
-
Ouvrir l’interdisciplinarité aux sciences exactes au niveau
de la technologie et de l’industrialisation, l’influence de la biotechnologie
sur l’homme
-
Création des pôles d’excellence au niveau sous régional par
l’ouverture large du droit, des écoles, du commerce, etc…
-
Développement durable promouvoir l’accès aux ressources
naturelles (eau, santé, crédit, la terre, l’alimentation, …)
-
Vulgarisation de ces droits à la population
-
Généralisation de la démarche recherche action par :
l’étude de besoin de formation des différents groupes (les dirigeants, les
acteurs de la société civile et la base)
-
Définir des programmes de formation
-
Moderniser les outils pédagogiques et méthodologiques
-
Enseigner l’entreprenariat à la population
-
Promouvoir des publications scientifiques
-
La relecture de tous les cadres stratégiques
-
Pluralisme juridique qui existe en Afrique : mener des études sur les rapports des Africains
au droit (droit positif, la tradition, droit coranique, accès à la
terre, l’héritage de la femme, etc…)
b)
sur le plan national
-
Tenir compte de la spécificité de chaque pays dans l’étude
et la recherche
-
Approfondir la recherche spécifique relative aux contraintes
qui empêchent la réalisation des droits économiques¸sociaux et culturelle
-
Orienter les recherches sur la question des populations
autochtones, des minorités et des personnes victimes de discrimination
(femmes, enfants, …)
-
Comment établir un droit qui reflète la réalité
Groupe de travail N°2 :
Le groupe a réfléchi sur le thème relatif à la question de Genre (promotion de l’égalité femme / homme).
Président : Pr.
Narend Baijnath
Rapporteurs : Dr. Isatou Touray
et Michèle Sona Koundouno
Membres :
Samuel Bouanga, Adolphine
Mangombi Yocko , Tassoum Doual, Bahani agalheir, Jean Didier mavoungou,
Patrice Vahard, Gisèle Solomba
Le groupe a
commencé par faire des réflexions sur le thème et a fait des critiques
diverses. Des idées consensuelles ont été dégagés sur le Genre.
I. Contraintes et opportunités
Contraintes :
- Difficultés à appréhender le concept et l’approche Genre ;
- Absence de mécanismes de rationalisation de l’approche Genre
- Immensité des besoins de sensibilisation sur le
Genre et souci de renforcement continu des capacités des partenaires et
du réseau ;
- Difficultés à
intégrer les femmes dans les programmes, projets et politiques;
- Force d’inertie très grande des mentalités et des
comportements.
Opportunités / points forts
L’approche genre est une
approche pluridisciplinaire qui peut être intégré dans toutes les politiques
et programmes.
II. Axes prioritaires
d’enseignement et de recherche au niveau régional
L’intégration de l’approche
genre doit être pris en compte du point de vue individuel mais aussi au
niveau pluridisciplinaire, ce qui signifie qu’il faut agir à plusieurs
niveaux. Pour ce faire, dans un premier temps, élaborer un cadre
d’application et dans un second temps, créer des mécanismes d’appui touchant des domaines aussi importants que
l’éducation et la formation, la recherche et l’encadrement, le rôle de la
coopération Chaires UNESCO – Universités, les structures d’appui, le soutien
de l’Etat et des partenaires sociaux et le financement de la participation.
Stratégie :
Concevoir un modèle et un
outils stratégique adéquat
Enseignement
Intensification des formations
dans différents domaines ; et organisation de séminaires ateliers
Faire de la recherche
Faire un travail de
sensibilisation des chaires UNESCO, des hommes et des femmes en montrant
l’utilité d’intégrer cette approche dans les curricula ;
Mesures à prendre : Que
faire ?
Enseignement :
- Impliquer effectivement les universités à prendre
leur responsabilité en créant des pôles d’excellence pouvant intégrer
les problèmes de femmes ;
- Former des points focaux de spécialités
différentes sur l’approche genre afin qu’ensemble et du point de vue des
diverses sciences, camper le phénomène du genre.
- Formation :
- Académique
- pédagogique pour mieux les équiper dans leur vie
quotidienne et sociale
- Technique pour une meilleure productivité en vue
d’un changement de comportement
Recherche :
- Identifier et définir leurs besoins prioritaires
en matière d’éducation et de formation
- Programmes et contenu doivent pouvoir répondre et s’adapter aux changements
sociaux ;
Groupe de travail no3 :
Le groupe N° 3 a eu pour
thème de réflexion « relations sociales, conflits et
instauration d’une culture de la paix »
Président : Pr Assindie Mungala
Rapporteurs : Dr. Kouassi Yao et Mr. Norman
Taku
Approfondir la problématique
des relations sociales et des facteurs de conflit afin de réfléchir aux
mécanismes pouvant permettre l’instauration d’une culture de la paix tel
était l’objectif au Groupe 3.
Les débats ont fait ressortir
la complexité de cette thématique et ont emmené à sa reformulation afin de
mieux faire ressortir les enjeux qui la soutendent.
Après analyse, il est apparu
que le problème central était de s’interroger sur les raisons fondamentales
de la conflictualité dans le contexte africain et comment le résoudre. En
d’autres termes, comment éviter qu’un conflit latent n’évolue vers une crise
ouverte ou la guerre.
1. Synthèse des analyses
1.1. S’il est important voire
nécessaire de s’interroger sur les facteurs des conflits, sur quoi devrait-on
s’appuyer pour construire une culture de la paix vu que la culture
contemporaine dans laquelle nous baignons est conflictuelle et que nos
cultures traditionnelles n’offrent pas beaucoup de possibilités de
résolutions de conflits dits modernes. Ne faut-il pas, dans ces conditions,
créer une nouvelle culture qui serait la synthèse des valeurs des différentes
cultures?
1.2. Une culture de la paix si
elle veut avoir pour objet la prévention du conflit, doit partir du principe
que la paix ne doit pas être vue simplement comme l’absence de guerre. La
réflexion ne doit donc pas trop s’appuyer sur une approche restrictive de la
paix car, la culture de la paix doit être entendue comme un ensemble de
comportements et d’attitudes. Dans cette optique, il doit être clairement
établi le lien entre développement, justice et paix.
1.3. Il a été démontré que un
des facteurs de conflit vient de l’absence d’application des lois par l’Etat
et de l’ignorance des droits contenus dans les constitutions mais qui ne sont
pas suffisamment expliqués aux populations.
1.4. La discussion a également
montré que la mauvaise gouvernance et la trop forte attraction exercée par le
pouvoir politique ont entraîné la mise en place de politiques qui mettent en
péril la mise en œuvre des droits économiques, culturels et sociaux comme le
non-respect des droits de l’homme, le refus de a liberté, l’accaparement des
richesses nationales au profit de groupes particuliers, l’intolérance,
l’exclusion.
2.
Recommandations
Les axes prioritaires pour la
mise en place d’une culture de la paix.
2.1.
L’éducation et la formation.
- Situation
de pré conflit. Il
a été recommandé la définition d’un ensemble de valeurs (respect des droits
de l’homme, tolérance, respect de la dignité humaine etc.) qui doivent être
transmis par le biais de l’éducation, la formation, à la jeunesse ou à des
groupes cibles. Cette sensibilisation peut se faire également au moyen de la
recherche dans les universités, de formations spécifiques vers des groupes
cibles bien définis (chefs traditionnels, le citoyen ordinaire, les tenants
du pouvoir, leaders d’opinion, les membres d’ONG) des médias ou de toutes
autres moyens de communication, la multiplication des centres de
documentation, l’organisation de compétitions entre écoles primaires et
secondaires sur des thèmes relatifs à la paix.
- Situation de post-conflit. Les programmes
d’enseignement de culture de la paix doivent tenir compte du contexte
particulier du pays qui sort d’un conflit armé. Les axes prioritaires
d’enseignement doivent être fondés sur la triptyque suivante: la
problématique de la réconciliation nationale (thèmes de l’impunité, de
la justice, de la vérité), de la reconstruction mentale et matérielle
(cohésion interne, réhabilitation des infrastructures), de la refondation
des entités (populations cibles, sociétés civiles, leaders politique,
groupes sociaux). Il faut encourager l’étude des causes intrinsèques d’un
conflit qui vient de s’achever afin de bien identifier ce qui a été à la base de la rupture sociale. C’est un
des meilleurs moyens pour prévenir un nouveau conflit.
2.2.
Le rôle des Chaires UNESCO.
Elles doivent s’impliquer,
mieux que par le passé, dans la recherche de mécanismes propres à faire
évoluer la réflexion dans la mise en place d’une culture de la paix. Pour ce
faire, elles doivent développer des programmes spécifiques de recherche,
multiplier les échanges d’expérience, former à la résolution des conflits et
utiliser tous les mécanismes existants comme les clubs UNESCO, les
associations de jeunesse. En plus des Chaires UNESCO, il a été recommandé
d’associer les instituts de pédagogie à la réflexion sur les mécanismes les
plus appropriés pour rendre plus efficient les programmes d’enseignement et
d’éducation à la culture de la paix.
2.3.
Le rôle des
intellectuels. Il doit être mieux repensé dans la perspective d’une
implication plus efficace en ce qui concerne la réflexion et la recherche des
stratégies visant à instaurer la culture de la paix.
2.4.
Le rôle de
l’Etat. L’exercice de pouvoir
doit respecter certaines valeurs tels que la dignité, le respect de l’autre et
doit tendre à réduire les inégalités qui sont traditionnellement sources de
conflit. En somme, le rôle et la place de l’Etat doivent être repensés de
sorte à en faire un instrument de promotion des valeurs qui fondent un Etat
de droit et des relations sociales harmonieuses. L’Etat doit faire en sorte à
éviter des discriminations sociales, l’injustice, l’impunité dans la
perspective d’une consolidation de la paix sociale. En définitive, il s’agit
de réfléchir à des nouvelles formes d’exercice du pouvoir dans un sens plus
démocratique.
2.5. Une mobilité des responsables et chercheurs devrait
permettre une synergie entre les différents programmes sur les droits de
l’Homme, la démocratie, la prévention et la gestion de conflits, la culture
de la paix et la bonne gouvernance menés au sein de chaque Chaire devrait
permettre un meilleur échange d’expériences.
XIV. Conclusions générales et
Recommandations
A.
Conclusions générales:
Ces troisièmes journées des Responsables des Chaires
UNESCO et Instituts d’Afrique de l’Ouest et du Centre travaillant dans les
domaines des Droits de l’Homme et de la Démocratie révèlent entre autre point
que la pertinence de l’efficacité des Droits Economiques, Sociaux et
Culturels nécessitent la compréhension du phénomène de la
globalisation/mondialisation du phénomène Etats et sociétés, »accentuant
les inégalités sociales et dégradant les conditions de vie des populations
vulnérables ».
La rigueur budgétaire qu’exige la bonne gouvernance ne
permet pas aux Etats africains de remplir leurs obligations régaliennes
vis-à-vis de leurs populations. Ce phénomène entraîne des frustrations qui
pourraient expliquer en partie la recrudescence des conflits dits
« ethniques » voire l’apparition des conflits de type nouveau dans
lequel des groupes armés rebelles se constituent avec l’appui des Etats
voisins et un certain laisser faire des puissances occidentales. Cet état
conflictuel ne permet pas le respect des droits humains.
Cette globalisation s’avère inéluctable et ne se fondera
pas sur des sentiments de commisération. L’Afrique a intérêt à mesurer ses
forces et ses faiblesses.
Le processus de démocratisation commencé dans les années
90 n’a pas encore abouti à des démocraties.
Cet inachèvement n’est pas caractéristique des Etats et sociétés
africains. Pourtant, cet inachèvement encourage à poursuivre les efforts en
cours et à insister sur la responsabilité des Etats et des sociétés civiles.
Dans la situation actuelle, un rôle important est révolu
aux universités africaines d’interroger sans complaisance les pratiques
sociales des sociétés africaines, de diffuser les connaissances en ce qui
concerne les droits économiques, sociaux et culturels et l’exigence de la
démocratie au sein de la société.
La formalisation des Droits Humains tels que nous es
connaissons aujourd’hui avec toute l’armada des textes juridiques,
internationaux, normatifs est le résultats d’une g=longue maturation de
plusieurs sociétés.
Les Droits Economiques, Sociaux et Culturels sont ainsi
reconnus dans plusieurs textes et conventions tant internationaux, régionaux
et nationaux. Nonobstant le fait que chaque culture a pour elle-même une
lecture et une prise en compte de ces droits.
Faut-il continuer à penser la mise en œuvre de ces droits
comme relevant de la seule obligation de l’Etat ? Que peut faire la
société civile ?
Par rapport aux sciences juridiques, les études et
recherches en droits fondamentaux de la personne humaine et de peuples, il
est important que celles-ci soient menées de manière pluridisciplinaire.
Ceci suppose le dépassement du schéma formel et
syllogistique du droit vers des approches plus en profondeur des règles des
droits distribués aux citoyens, de
leurs inter actions sociologiques,
économiques, cultuelles, éthiques et morales.
La prise en compte de la diversité culturelle et
sociologique des peuples autochtones et des catégories sociales vulnérables
exige un appui particulier en ce qui concerne pour les premiers la
reconnaissance de leur différence culturelle et la préservation de leur espace
de vie. Et pour les seconds, notamment les femmes, la prise en compte de la
perspective genre exige une approche méthodologique rigoureuse dans laquelle
la Chaire UNESCO/genre est appelée à jouer un rôle de premier ordre. La
compréhension des outils d’analyse pertinents dans la saisie des rapports
sociaux de sexes pourrait avantageusement servir de base pour l’étude
d’autres catégories sociales défavorisées.
L’étude des causalités des conflits armés en Afrique, les
outils de médiation et de gestion post conflit démontrent une capacité
potentielle de consolidation de la démocratie dont les sociétés en relative
paix pourraient aussi s’inspirer.
La décentralisation est un
processus qui exige un certain nombre de principes dont la délégation
effective des pouvoirs et des moyens d`exercer ces pouvoirs. Pourtant, une
décentralisation bien appliquée contribue incontestablement a une avancée des
droits et de la démocratie.
En ce qui concerne la
coopération interuniversitaire, elle se révèle d`une grande utilité par la
synergie des efforts qu`elle sous entend et par l`échange d`expériences,
d`outils méthodologiques qu`elle permet. Il apparaît cependant judicieux
d`élargir cette coopération a d`autres partenaires de terrain (ONG,
Institutions internationales, medias et autres).
Les participants ont salué la « mise en place d’un réseau électronique régional pour les chaires UNESCO de l’Afrique
subsaharienne » par la création d’un site Internet pour la publication
des travaux des chaires sur le web. Les différentes formes d’action que les
campus numériques de l’AUF permettent ont été aussi évoquées et discutées.
Les débats sur la coopération
en matière d`enseignement et de recherche des chaires a mis en lumière la
nécessité de procéder à l’échange
d’enseignants, de chercheurs et d`étudiants.
La mise en réseau des
centres et chaires UNESCO travaillant dans les domaines des droits de
l`homme, de la démocratie et du genre a été salué par tous les participants
qui ont cependant évoqué la nécessité de l’entretien du réseau et de sa
direction. Il convient également de mettre en place quelques règles de fonctionnement de ce réseau.
L’éducation et la formation,
domaines prioritaires de tout développement humain et durable ne sont pas à
l’abri des diverses mutations de la mondialisation/globalisation. Portant
cette mondialisation/globalisation est une opportunité à saisir, notamment
dans la possibilité d’offrir grâce aux NTIC un enseignement multi média
interactif de 3è cycle en ligne de qualité centré sur les thématiques
prioritaires des Chaires et Centres UNESCO. Les expériences menées
depuis quelques années dans la FOAD (Formation Ouverte A Distance) peuvent
être, dans ce cadre, mises à profit.
Les participants se sont
accordés sur le principe de la rotation des rencontres entre les différentes
chaires.
B.
Recommandations :
1. Concernant la mise en œuvre du
Réseau :
1.1. Constituer le Comité
scientifique du Réseau des Chaires UNESCO d’Afrique
1.2. Etendre les auteurs
éligibles à écrire aux candidats impétrants au grade de Doctorat
1.3. Monter l’équipe technique
d’administration du réseau (administrateur, secrétariat, personnel de
maintenance, formateur)
1.4. Doter des matériels et des
sources d’énergies solaires permettant d’accéder en permanence au réseau
Charte Unesco.
2. Concernant le travail collaboratif
2.1. Définir des thèmes Actions/Recherches/Développement, lancer les appels à contributions
afférents (sur notre site Web) et formuler des projets avec notamment les
résultats attendus (Droits de l’Homme, Peuples autochtones, Culture de la
Paix, Indicateurs d’évaluation de la démocratie, Ethique et méthode de
recherche, Média, Droits de l’Homme et situation conflictuelle et post
conflictuelle, Genre et développement)
2.2. Forum de discussion sur
site web
3. Amorcer les collaborations en matière
d’enseignement
3.1. Rendre plus interactive
les formations actuellement en cours auprès de chaque Chaire Unesco,
vers plus de mobilités et d’échanges
aussi bien pour les enseignants que pour les étudiants.
3.2. Publier sur le site Web
les formations doctorales existantes dans chaque chaire UNESCO
3.3. Etendre l’enseignement des
droits fondamentaux en dehors des institutions classiques de formations en
sciences juridiques, politiques, humaines, économiques et sociales des
Universités ainsi qu’à d’autres sous-secteurs de l’éducation nationale en
l’occurrence le primaire et le secondaire
4. Libérer les initiatives de chaque
institution membre du Réseau
4.1. Nonobstant le principe de
rotation de la tenue des journées des Chaires, les rencontres auront aussi le
souci de soutenir les Chaires ou Instituts émergents ou ayant des
possibilités réduites
4.2. Diversifier les sources de
financement de chaque Chaire, quitte à passer par une structuration en pool de bailleur et en pool de
bénéficiaire.
5. Mettre en place un procédé d’auto
évaluation des Chaires dans le sens de la recherche de la performance
qualité.
XV. Cérémonie de clôture
- Discours par Prof. Mvé-Ondo, Directeur Régional, Bureau pour l’Afrique
de l’Ouest, Agence Universitaire de la Francophonie
- Présentation par Carrie Marias, Conseillère Régionale pour les
Sciences Sociales et Humaines
- Présentation par Prof. Fidele Nzé-Nguema, Directeur de la Chaire en
Sciences Sociales, Développement Social et Démocratie, l’Université d’Omar
Bongo
- Discours de clôture de son Excellence le Ministre des Droits de
l ‘Homme, République du Gabon
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