CONSEIL NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT  SUPERIEUR

"Orienter la nouvelle Université gabonaise"

Professeur ONDO OSSA

Ministre de l'Enseignement

supérieur et de la Recherche

Jean EYEGHE NDONG

Premier Ministre

Chef du Gouvernement

Les travaux du Conseil National de l'Enseignement supérieur ont démarré le 3 avril 2007, à l'hôtel Ré-Ndama, en présence de nombreux universitaires et de quelques membres du Gouvernement conduit par le Premier Ministre, Jean EYEGHE NDONG, qui a par ailleurs ouvert les assises.

L'objectif de ce Conseil national de l'Enseignement supérieur est de regarder l'avenir, pour que les changements qui s'imposent à l'Université gabonaise  ne surprennent pas les principaux acteurs: les enseignants et chercheurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le Premier Ministre, deux raisons principales motivent l'organisation de ce premier Conseil national de l'Enseignement supérieur:
  • La première raison est d'ordre économiques. En effet chaque année, l'Etat dépense, à l'extérieur du pays, plus de quarante milliards de francs pour la formation des jeunes Gabonais. Or, cet important investissement n'offre pas en termes de rentabilité, les résultats qu'on en attend.
  • La deuxième raison  réside dans la prise en compte du phénomène de mondialisation. Le Gabon est entré dans le monde de la globalisation des échanges, au sein duquel la mobilité des compétences va générer ce qu'on peut considérer comme un nouveau genre de colonisation. Alors le risque est très grand de voir, dans ces conditions, des étrangers s'installer et prendre des décisions vitales pour un pays souverain sans que les nationaux ne puissent donner leur avis, parce qu'incompétents et de ce fait écartés des instances de décisions.

C'est pour prévenir ces deux difficultés en perspective, a soutenu le Premier Ministre, que le Gouvernement q'il dirige  a donner une importante orientation: étoffer et renforcer les établissements d'enseignement supérieur.

Cela consiste d'une part, à créer de nouvelles Universités dans trois villes que sont Mouilla, Port-Gentil et Oyem. "Chacune de ces Universités ayant sa spécificité et sa spécialité", a dit le Premier Ministre, qui a précisé que plutôt que d'aller suivre à l'étranger, des études onéreuses et inadaptées aux besoins du pays, les jeunes Gabonais pourront se former chez eux, dans un contexte où l'apprentissage les met  en contact direct avec leur terrain d'exercice professionnel .

"Y a-t-il meilleur moyen de performance et d'excellence ?", s'est interrogé le Premier Ministre qui a soutenu que cette création de nouvelles Universités s'accompagnera, d'autre part , du renforcement de celles déjà existantes:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Libreville (Université Omar BONGO), Owendo (Université des Sciences de la Santé) et Franceville (Université des Sciences et Techniques de Masuku). Il s'agit pour l'essentiel, a poursuivi le Chef du Gouvernement, de les doter de nouvelles infrastructures qui les rendront plus fonctionnelles et plus performantes. Il a indiqué qu'il sera bâti de nouveaux amphithéâtres là où il faudra, de nouvelles installations sociales, des bibliothèques seront renforcées et modernisées. De même, le nombre de chambres en cité universitaire devra être augmenté.

Le Premier Ministre a félicité les nouveaux Professeurs Adrien SIMA-EYI, et Raymond NGUEMA-MVE dont les brillants succès au concours du CAMES démontrent que, malgré les difficultés de toutes sortes auxquelles elle est confrontée, l'Université gabonaise ne se porte pas si mal.

 

 

 

 

 

 

 

Source d'information: Journal "Union du 4 avril 2007 page 2"

images: labogabon.net